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Il est cinq heures…

Octubre 23, 2008

Sí, ya era hora de volver a retomar este blog… ¿por qué esto de escribir aquí es tan salteado y a veces anecdótico? ¿Por qué hay veces en que no puedes parar de escribir y otras veces ni siquiera sabes muy bien qué decir? Ninguna de las preguntas que acabo de formular merecen una respuesta, tampoco íbamos a buscarlas porque sería una forma de leer posts bastante banal…

Hoy simplemente quiero escribir una canción, una melodía que elevo a la categoría de himno: Il est cinq heures. Muchos asociarán esta canción a Jacques Dutronc, Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, Jacques Lanzmann y Anne Ségalen… Incluso Jane Birkin o Brigitte Bardot, pero todos se equivocan…

Il est cinq heures superó la barrera que separa el cántico del sentimiento, la poesía del subconsciente. Es la música que acompaña, que sueña y que invita a soñar. Durante muchos años esta canción me ayudó a comprender por qué se levantó Paris a las cinco de la mañana. Por Ella surgió este estrambótico, caótico y desfigurado ejercicio bloggero.

Il est cinq heures – Paris s’éveille

Les 406 sont renversées

La grève sauvage est générale

Les Porsche finissent de brûler,

Les enragés ouvrent le bal

Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

La Tour Eiffel a chaud aux pieds

L’Arc de Triomphe est renversé

La Place Vendôme n’est que fumée,

Le Panthéon s’est dissipé.

Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Les maquisards sont dans les gares

A Notre-Dame on tranche le lard

Paris retrouve ses fêtards,

Ses flambeurs et ses communards.

Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Les blousons noirs sont à l’affût

Lance-pierres contre lacrymogènes

Les flics tombent morts au coin des rues

Et nos petites filles deviennent des reines

Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Toutes les centrales sont investies

Les bureaucrates exterminés

Les flics sont pendus sans merci

A la tripaille des curés

Il est cinq heures, Paris … s’éveille, Paris s’éveille.

Le vieux monde va disparaître

Après Paris le monde entier

Les ouvriers sans dieu ni maître

Autogestionnent la cité

Il est cinq heures,

le nouveau monde s’éveille

Il est cinq heures,

Ils n’auront plus sommeil.

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